Espacio Memoria y Derechos Humanos

Deuxième sortie terrain avec Sofía et Gonzalo. On visite l’Espacio Memoria y Derechos humanos qu’on appelle l’Ex-Esma (Escuela de Mecánica de la Armada). C’est un immense terrain avec des bâtiments ayant servi dès les années 1940 comme établissements d’enseignement militaire. À partir du coup d’état de 1976, le site devient un centre clandestin de détention, de torture et d’extermination. Ce sont 30 000 personnes disparues durant la dictature, ce chiffre revient constamment. Le lieu est assez impressionnant, il est mis en scène avec plein de photographies-affiches sur les bâtiments et de panneaux explicatifs. Mais plusieurs de ces édifices restent inoccupés, des fenêtres sont brisées, les débris s’accumulent, ça leur donne un air étrange, figé dans le passé. Je découvre les lieux en même temps que ces jeunes de 20 ans. Il y a quelque chose d’émouvant.

Une marche «contrefestive»

Pour notre première sortie terrain, le groupe propose de participer à la marche du 12 octobre organisée par des associations autochtones. La marche rappelle l’occupation du territoire des peuples premiers depuis l’arrivée des conquérants. Ça fait un moment ici que l’on a déboulonné Christophe Colomb. Jour de la race, jour de l’hispanicité, jour des Amériques, le 12 octobre est maintenant décrété le Jour du Respect de la Diversité culturelle. Voici notre groupe.

Lui, Gonzalo, Abigail, Iñaki, Federico, Alejandro

Démarrage d’un projet de collaboration avec le Groupe d’études en paysages sonores (GEPS)

Me voilà à Buenos Aires pour deux mois avec une bourse me permettant de poursuivre mes recherches sur la ville comme territoire d’expression artistique et citoyenne. Un des volets de ma résidence se fera en collaboration avec le Groupe d’études en paysages sonores de la Universidad de Lanús coordonné par Alejandro Brianza. Avec ses étudiant.e.s nous initions une réflexion sur le terrain vague et les non lieux comme espaces d’utopies. Voici le début de Friches / Baldíos / Wasteland.